Marie-Laure de Decker
 © Marie-Laure de Decker
Marie-Laure de Decker
Un de mes premiers souvenirs est qu'à cinq ans mon père m’a offert « du Tchad au Rhin », un livre qui m'a beaucoup frappée.
Je m'ennuyais souvent à l'école, aussi un peu chez moi, mais heureusement, à la maison il y avait d’autres livres, celui d’Isis et Colette, « le paradis terrestre », et « Paris des rêves ». J’allais au musée du Louvre chaque semaine, c'était l’unique endroit où je pouvais me rendre seule.
À 17 ans j’ai été admise dans un école de dessin, j’y ai découvert la liberté, j’ai visité mes premières expositions de photographies, chez Delpire, rue de l’abbaye. À cette époque je fréquentais le café « La palette ». Mes amis les frères Merlin sont arrivés à ce moment là dans ma vie. Dominique était le caméraman du film sur le Vietnam de Pierre Schoëndorfer, « La section Auberson », pour « Cinq colonnes à la une ».
Dès lors je n’avais qu’une idée en tête : aller au Vietnam et moi aussi faire ce métier.
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