Marie-Laure de Decker
 © Marie-Laure de Decker
Marie-Laure de Decker
En 1967 je voulais absolument faire partie de l’équipe de l’agence Gamma.
Il y avait Gilles Caron, un photographe exceptionnel, mais il me fallait faire mes preuves. Je suis partie pour Saïgon en septembre 1969, travailler pour l’hebdomadaire américain Newsweek. En 1972 j’entrais à Gamma.
Les reportages se sont enchaînés, le Chili, le Mozambique, la Russie, l’Afrique du sud. En 1975 je suis arrivée au Tchad au moment de la prise d’otage de Françoise Claustre, j’y retourne depuis très souvent.
Quand mes enfants sont nés en 1983 et 1987, j’ai commencé à faire des photos pour la mode et la publicité. En 1993, malgrè ma vie de famille, je suis allée en Bosnie, mais ce sera ma dernière guerre. Et puis il y a l'Inde, Bénarès...
Depuis 2002, j’ai trouvé mon idéal, des gens qui ne se battent pas, qui s’aiment : les Woodabés du Tchad, un peuple d'éleveurs nomades que j’admire et dont j’ai décidé de photographier chaque visage.
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